L’épreuve des mamans musulmanes

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Oum Soumeyya ©

As salamou alaykoum chères lectrices d’Oumsoumeyya !

Aujourd’hui, nous allons aborder un thème important qui concerne particulièrement les mamans musulmanes : l’épreuve de la prière.

Une maman doit s’occuper de ses enfants durant toute la journée. La journée d’une musulmane tourne autour des cinq prière quotidiennes. Il est parfois difficile de prier à temps. Il y a des moments où il faut carrément lutter contre son propre nafs pour pouvoir le faire. Laisser les occupations de la vie quotidienne de côté pour pouvoir se diriger vers Allah et Lui montrer qu’il est notre priorité.

Avant d’être maman, Allah m’éprouvait de différentes façons à l’heure de la prière. Chaque fois, mon téléphone sonnait pendant ma prière, ou alors juste au moment du takbir. Imaginez-vous : le téléphone sonne au moment du takbir, avec insistance, et ce jusque la fin de ma prière. Vous essayez d’être concentrée, de ne pas perdre le khoushou, de lire vos sourates lentement et méditer sur leur sens. Puis, au moment du salut final, vous vous précipiter sur le téléphone pour décrocher, mais comme par magie, la personne raccroche… Si ça ce n’est pas une épreuve !

Depuis deux mois et demi, l’épreuve a pris une toute autre tournure. Ma prière est éprouvée autour de mon rôle de maman. Celle-ci prend différentes formes.

  • Premier scénario : je viens de prendre mes ablutions, et ma fille me pique une crise alors qu’elle était calme il y a quelques secondes.

  • Deuxième scénario : je n’ai pas encore pris mes ablutions, ma fille a faim, l’allaitement dure longtemps, si je ne prie pas tout de suite, je vais rater la prière. Je la mets donc dans les bras de mon mari qui essaye de la calmer durant toute ma prière. Je vous assure que c’est difficile. Et surtout, les éléments perturbateurs ne s’arrêtent pas ici : le plus fort, c’est la montée de lait durant la prière. Parfois je me dis que c’est la raison pour laquelle le Paradis se trouve sous les pieds des mamans. Allah nous a donné un rôle tellement précieux mais tout aussi difficile que nous sommes la clé du Paradis pour nos enfants.

  • Troisième scénario : je suis en train de prier et d’un coup, j’entends ma fille qui fait un bruit bizarre comme si elle étouffait. Un bruit qu’elle ne fait jamais. Ça m’est arrivé deux fois déjà, et les deux fois j’ai perdu les moyens. Sans réfléchir, j’ai arrêté la prière et littéralement bondi pour aller la voir. Devinez quoi : ma fille me regarde avec un beau sourire. L’épreuve !Je l’ai donc regardée dans les yeux et lui ai dit : ‘Ma chérie, Cheytane (le maudit) essaye de me perturber pour que je ne prie pas correctement. On va dire ‘Aoudhou billahi minachaytanirrajim, bismillahirrahmanirrahim’, comme ça il va nous laisser tranquille, d’accord ma chérie’. Puis je retourne prier et alhamdoulillah rien ne se passe.

Une connaissance m’en parlait aussi il y a quelques temps. Elle, c’est avec sa lecture du Coran que cela se produit. Trois fils à la maison qui ont un certain âge. Chaque fois qu’elle se dit qu’elle va se recueillir un tout petit peu dans le calme pour lire le Saint Coran tranquillement, ses fils se disputent. Se disputer n’est même pas le verbe approprié : ils sont en train de se battre. Leur mère doit donc se lever pour les séparer.

Le conseil du jour que je voudrais vous donner: soyez conscientes, chères mamans musulmanes, que vous allez être éprouvée, durant votre prière , par votre point faible. Pour le moment, mon point faible à moi, c’est ma fille. Et vous, quel est votre point faible ? La sonnette de la maison, vos enfants, les tâches ménagères, votre époux, votre maman,… ? Essayez de le découvrir pour pouvoir lutter contre vous-mêmes durant la prière. Ceci est une épreuve pour nous. Si vous êtes conscientes de cela, vous serez moins tentées de couper votre prière au milieu ou arrêter votre lecture du Coran.

Dans cet article je voudrais particulièrement m’adresser aux mamans qui n’ont pas encore fait le pas de la prière. Je dédierai un article spécial pour celles-ci dans les jours à venir inchaAllah. Cependant, j’aimerais leur dire ceci : ne baissez pas les bras ! Il vous arrive de commencer à prier, puis au bout de quelques jours, vous arrêtez ? Ne vous laissez pas abattre par les ruses du Cheytane (le maudit). Vous êtes plus fortes que lui. Oui, croyez moi, parce que vous, vous avez Allah à vos côtés. Demandez-Lui de l’aide, Il vous aidera. Une maman qui prie, c’est une maman qui est la Servante d’Allah. Je vous en dirai plus dans les jours à venir pour vous motiver inchaAllah. Mais n’oubliez pas ceci : commencer à prier, ce n’est pas demain, ce n’est pas dans quelques jours, c’est maintenant. Tu ne pourras jamais savoir si Allah va te donner la possibilité de vivre pour que tu puisses accomplir tes prières.

Terminons cet écrit par le verset suivant :

« Ô vous qui avez cru ! Que ni vos biens, ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et quiconque fait cela… alors ceux-là seront les perdants. » (Sourate 63 – Al-Munâfiqûn, verset 9).

Ayons sans cesse ce verset à l’esprit. Repensons-y chaque fois que nous sommes éprouvées. Qu’Allah nous assiste dans notre rôle de mère, dites amine !

Écrit par : Oum Soumeyya.

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À propos de l’auteur

2 commentaires

  1. Salamou alaykoum,

    J’ai un petit conseil a prodiguer qui a marché pour moi: chaque fois que je me rends compte que je suis distraite par quoi que ce soit, je me rappelle ce verset: « Oh vous les croyants, que ni vos biens, ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’ALLAH ».

    Fi amaniLAH.

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