Comment parler d’Allah aux enfants ? (1)

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As salamou ‘alaykoum chères lectrices d’Oum Soumeyya. Le thème que nous allons aborder aujourd’hui est très important. Celui-ci se rapporte à l’éducation religieuse de nos enfants. Toute chose doit être faite avec art, notamment celle-ci: l’explication du Tawhid à nos enfants. Ceci est la base qui fortifiera la foi en Allah de l’enfant. Passons vite à l’essentiel du sujet.

La recherche naturelle de Dieu

Le sentiment de curiosité que l’enfant possède va naturellement le guider vers la recherche de son Seigneur. Les phénomènes naturels tels que les étoiles, les montagnes, les mers, les océans, le jour et la nuit, la mort et la naissance, la vieillesse, les maladies vont jouer un rôle sur la conception de l’enfant et vont le guider vers une réflexion sur l’image de Dieu. Ces éléments vont réveiller des questions en eux.

Le fait de faire aimer la création aux enfants et de leur montrer la beauté et l’utilité de celle-ci vont augmenter l’amour que l’enfant aura envers son Créateur. La croyance en un Créateur est en fait une chose innée, naturelle, que tout enfant possède en lui. Les parents doivent donc attirer l’attention de leur enfant sur les beautés de la création en faisant un lien avec les noms de Dieu. Ainsi, cette conception du religieux aura un sens dans l’esprit de l’enfant.

Selon les statistiques, lorsqu’on pose des questions aux enfants concernant Allah, les réponses données par les enfants sont les suivantes :

  • « Il est très grand »

  • « Il est plus grand que tout le monde et que tout »

  • « Il est Celui qui nous a créé et a tout créé »

  • « Allah est Celui qui nous fait vivre, qui nous nourrit, qui nous fait grandir. »

  • « Allah sait tout, Il voit tout, Il entend tout ».

Ceci nous démontre leur vision et leur conception de leur Créateur. Le niveau de connaissance et de conscience des parents et de la famille est primordial: ceci va établir la conception que l’enfant aura de Dieu. L’enfant acceptera ainsi la soumission à son Créateur sans aucun problème. Il acceptera qu’Il est la Seule Force.

Les choses à ne pas dire

Pour que cette conception de Dieu et cet amour pour le Créateur chez l’enfant ne soient pas perturbés, il ne faut surtout pas lui dire « Allah te brûlera dans son Enfer » ; « Qu’Allah te transforme en pierre ». Ces paroles basées sur la punition vont avoir un effet négatif sur l’enfant. Ça sera une sorte de pression qu’il ressentira et pour se débarrasser de cette pression, il choisira la voie de l’athéisme et rejettera l’existence d’un Créateur.

La copie des parents

La première étape par laquelle l’enfant passera est inévitablement la copie de ses parents. Il reproduira ce que ses parents font. Les parents, l’entourage, la famille jouent tous un rôle primordial dans cette étape. L’étape suivante ? La copie/reproduction se transformera en habitude. Ensuite, plus tard, le caractère de l’enfant se formera et sera enraciné en l’enfant. Son comportement, ses pensées, sa croyance seront enracinés. L’enfant va donc former son caractère en recopiant et prenant comme modèle des personnes qui l’entourent. Le comportement des adultes joue donc un rôle central dans l’éducation religieuse des enfants, qu’ils soient conscients ou inconscients. Un enfant sera influencé par les événements de son entourage. A titre d’exemple: l’enfant fera des invocations de la même façon que ses parents, il s’habillera comme eux, priera comme eux, la petite fille portera le foulard comme sa maman.

A l’âge de 6-7 ans, l’enfant commencera à donner une signification aux actes qu’il accomplit. Il essayera d’être indépendant. Cependant, le fait qu’il devienne indépendant ne doit en aucun cas guider l’enfant vers une pensée telle que ce qu’il faisait avant, lors de sa période ‘reproduction/copie’. Ses actions ne doivent pas lui sembler inutiles ou insensées. Il faut donc une éducation religieuse qui devra accompagner cette simple copie de l’entourage. Ceci renforcera les actes de l’enfant. Dans le cas contraire, une reproduction et copie conforme des parents et de son entourage lui semblera vide de sens et les conséquences de ceci seront dramatiques. Cette prise de conscience et cette aide fournies à l’enfant l’aideront à avoir une confiance. Néanmoins, si les parents sont du genre à forcer leur enfant, à lui faire une pression, l’enfant n’aura pas cette confiance en ses parents : en regardant son entourage, il fera des comparaisons qui le pousseront à penser que ses parents sont incompétents et il s’éloignera d’eux.

Les parents doivent donc constamment renouveler leurs connaissances et se documenter. Ils doivent démontrer à leur enfant qu’ils se comportent consciemment et qu’ils sont constamment en évolution sur base de leurs recherches. Ainsi, ceci poussera l’enfant à ne pas se sentir comblé par ce qu’il connaît, ceci le poussera à entreprendre lui aussi des recherches.

Durant la période de ‘prise de conscience’ qui vient après la période de ‘reproduction/copie’, il faut éduquer les enfants avec des histoires/contes religieux pour enfants. Il faut par exemple leur lire la vie des Sahabas (les Compagnons) racontée avec un langage facile. Il faut leur raconter, durant cette période, la signification et l’importance des actes d’adoration, la signification des sourates, des dou’as (invocations).

Ecrit par: Oum Soumeyya

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2 commentaires

  1. Retour de ping : Mensonges… | Oum Soumeyya

  2. Quel est le jugement de la photographie prise à partir d’un téléphone portable ?

    Il m’arrive de photographier mon fils sans nécessité, est-ce que je dois les effacer de mon téléphone portable ainsi que de mon ordinateur ?

    Réponse de Cheikh Zayd al-Madkhali :

    Les preuves tirées de la sunnah sont claires sur la question de la photographie, à savoir que l’ensemble de la photographie, quel que soit le moyen utilisé, que ce soit ceux connus à notre époque ou à d’autres, est harâm.

    Et il n’y a d’exception qu’en cas de nécessité ou de besoin.

    Quant à ce qui n’entre pas dans la nécessité et qui n’entre pas dans le recours au besoin, alors la base est l’interdiction et elle fait partie des grands pêchés.

    C’est l’avis pour lequel a opté cheikh Abdelaziz ibn Baz ???? ????.

    Il voyait une l’interdiction totale de la photographie, quel que soit le moyen utilisé.

    Car parmi les savants contemporains, certains (comme sheikh uthaymine ???? ????) ont différenciés les photos fabriquées par un moyen autre que l’acte humain des images façonnées par l’intervention humaine comme la main…, mais les ahâdiths restent généraux (l’interdiction de tout type d’image que ce soit par la photo ou la vidéo) jusqu’à ce qu’apparaisse des textes authentiques qui les rendent particuliers, or il n’y en a pas.

    En conclusion, celui qui photographie avec n’importe quel moyen sans y avoir recours par nécessité, a commis un interdit. Il lui incombe de préserver son âme car la menace est sévère. Le Prophète ??? ???? ???? ???? a maudit les faiseurs d’image.

    Il a dit ??? ???? ???? ???? :

    « Celui qui créé une image lui sera demandé d’y insuffler l’âme et il n’en sera pas capable ».

    Cela fait partie des grands pêchés et la plupart des gens le tolère.

    Quant à ce qui est fait par nécessité ou par besoin urgent alors la nécessité rend licite l’interdit.

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