Le rôle du papa dans l’éducation du garçon

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As salamou aleykoum mes chères lectrices!

J’espère que vous allez bien ^ ^

Aujourd’hui, nous aborderons un thème assez important dans l’éducation des enfants.

Le rôle du papa (et de la maman) dans l’éducation de leur fils.

Pour qu’un enfant puisse pleinement et sainement se développer pour acquérir son identité, il doit pouvoir s’identifier.

Cet article nous aidera à bien comprendre ce thème qui est essentiel pour nous et nos enfants.

Dans les jours à venir, nous aborderons inchaAllah le thème de la place de la maman dans l’éducation des filles. Abonnez-vous à notre newsletter pour être tenu au courant.

Bonne lecture!


Quel comportement adopter dans l’éducation de votre fils ? | Hatice Kübra Tongar

Durant la période de développement de l’identité sexuelle, c’est-à-dire vers 4-5 ans, le fils se liera très fort avec la maman.

Chaque chose dans la vie acquiert un sens avec son opposé. Ceci est également valable pour la question du genre. Pour qu’une personne puisse découvrir son propre genre, elle doit pouvoir se rendre compte qu’il existe un genre opposé.

C’est la raison pour laquelle le petit garçon commencera à s’intéresser d’avantage à sa maman. Il se rendra compte que pour atteindre sa maman qu’il aime tant, il doit pouvoir atteindre son papa.

Tout d’abord, il ressentira un ressentiment vis-à-vis de son papa. L’enfant comprendra très vite que maman et papa sont mariés, et pour pouvoir atteindre sa maman, il doit ressembler à son papa.

La figure paternelle est donc très importante pour un garçon.

Quel est le début de cette identification?

Un développement sain de l’identité sexuelle de l’enfant se produit à travers l’identification à son papa.

Mais s’il n’y a pas de figure paternelle, que le père est absent. Que faire dans ce cas ?

Le décès du papa

S’il est décédé, nous ne le mettons pas dans la même catégorie que le père absent. Parce qu’en temps de décès, dans la famille, il y a de toute façon une prise en charge de la part d’un grand-père, un oncle ou même d’un instituteur de l’école s’il n’y a pas de membres de la famille ou de proches qui peuvent assumer ce rôle.

Le divorce

Mais disons qu’il y a eu un divorce. La maman assume pleinement son rôle de maman. Mais le père n’est plus là, il est absent voire inexistant. Il s’est séparé de son épouse et a en même temps « divorcé » de son rôle de père.

Malheureusement, il existe énormément de pères qui agissent de cette façon. Il faut qu’on se réveille, s’il vous plaît.

Père présent mais absent

Le pire, ce sont les pères qui ne sont pas divorcés, qui vivent dans la même maison que leur épouse et leurs enfants, mais qui y sont présents de corps uniquement. D’esprit, ils sont absents…

Si c’est le cas, le garçon ne voudra pas s’identifier à ce genre de père. Parce que c’est une chose totalement naturelle : une personne ne pourra pas s’identifier à une personne qu’elle n’aime pas.

Dans ce cas, que se passe-t-il ?

Cette identification du garçon qui n’a pas lieu avec le père a lieu avec la maman.

Il est possible que ce garçon devienne plus féminin. Parfois, nous voyons des jeunes ou des hommes qui sont efféminés. Lorsqu’on écoute leur histoire, qu’ils se confient, ils vous diront : mon père était absent ; mes parents étaient divorcés ; j’avais 5 soeurs, etc. Et autres histoires qui vont dans ce sens.

Le papa existe mais est absent. C’est la première mauvaise conséquence qui peut avoir lieu. Et on entend de plus en plus ce genre de cas. Parce qu‘ils n’ont pas pu acquérir leur identité masculine.

Le papa-conflits

Le deuxième cas de figure est celui du père qui est source de conflits et fait du mal à la mère.

Il existe une très belle citation qui dit : « Aucun père ne peut gagner le cœur de son fils en blessant sa maman ».

Cher papa, si tu veux être un bon modèle pour ton fils, si tu veux gagner son cœur, tu dois d’abord gagner le cœur de la femme que ton fils aime plus que tout, en l’occurrence : sa maman.

Ainsi, il va se dire que sa maman est heureuse de cette façon. Il va donc s’identifier au papa en voulant être lui aussi un homme fort et gentil comme son papa. Un homme qui gère la famille.

Lorsque ce n’est pas le cas, c’est-à-dire que la relation entre les époux est sans cesse conflictuelle, et que le père est oppresseur et tyran vis-à-vis de sa famille, la conséquence sur l’identification de l’enfant au père est dramatique.

Le garçon grandira en nourrissant au fond de lui de l’hostilité. Uniquement dans le but de gagner ce conflit avec ce père, il sera prêt à s’engouffrer dans différents chemins, tout comme le trouble du genre qu’est l’homosexualité. Ceci a lieu même dans les familles conservatrices. On aurait tendance à penser le contraire, parce que cela est religieusement interdit. Mais ce n’est pas aussi simple que cela.

La figure paternelle est très importante pour le garçon !

Un autre exemple qui survient aussi est le cas des enfants qui, pour blesser leur père qui est très attaché à ses valeurs religieuses, opte pour l’athéisme. C’est un rejet de tout ce qui fait partie du père. C’est une rébellion contre le père. Sachez que le rejet de la divinité est contraire à la nature saine de l’être humain. Croire fait partie d’un besoin de la création. Allah a mis ce code en nous pour nous guider vers Lui. Une vie d’athée ne peut être que la conséquence d’une rébellion. Il y a toujours une rébellion sous-jacente à cet athéisme. Les recherches démontrent que cette rébellion est celle qui est en grande partie une rébellion contre le père.

Le père est un éducateur.

Le père est un protecteur, un garde.

Le père est la première autorité.

Celui qui est en conflit avec cette autorité mondaine, est généralement en conflit avec l’Autorité de l’Univers.

Un père absent émotionnellement

Il existe de nombreux cas de pères qui sont absents émotionnellement. La mère est attristée par la situation.

Si l’enfant, malgré les conflits, n’est pas tombé dans les extrêmes cités ci-dessus, comme il n’a pas pu construire ce beau lien avec son papa, sera sans cesse en conflit avec l’autorité.

Comme son père était blessant avec lui, il ne sera jamais satisfait de ce qui lui arrive. Cet enfant remettra sans cesse en question ce qui lui arrive : « Pourquoi cela m’arrive à moi ? » dira-t-il. Si le papa est punisseur, cet enfant aura une image d’un Dieu punisseur.

Bien sûr, une personne peut très bien avoir eu un père très dur et se rendre compte de ses lacunes pour ensuite faire un travail sur lui-même dans le but de changer, avec la volonté d’Allah.

Mais réfléchissez : est-il plus simple de bousiller la nature saine et puis la reconstruire ou alors éduquer un enfant en accord avec la nature saine ?

C’est la raison pour laquelle disons-le haut et fort.

Chers papas !

Sachez que vous êtes très importants pour nous!

Vous jouez un rôle très important dans l’éducation des enfants. Surtout ceux des garçons.

Un homme fort

Un homme doit être fort, mais pas brute ou tyran.

Un homme doit être miséricordieux et doux.

Un homme doit être à la fois fort et doux.

Tout comme notre Prophète sallallahou aleyhi we sellem.

La famille est comme un pays.

Les qualités recherchées chez un homme d’état sont celles qui sont recherchées chez le papa, dans son foyer.

La force d’un côté, mais aussi la douceur de l’autre.

Le rôle de la mère dans la vie de son fils

Est-ce que dans le foyer, la maman joue le rôle principal et le père le rôle secondaire ?

Pas du tout ! Dans un foyer, il y a deux rôles principaux !

À côté du rôle du père, il y a bien sûr le rôle de la mère.

La maman, quant à elle, va nourrir ce côté sentimental, affectif de son fils.

Parce qu’un fils ne pourra pas compléter son développement avec le père seul qui représente la force, la volonté, l’autorité ainsi que la miséricorde.

Dans ce cas, il serait un homme insensible dont le comportement virera vers la tyrannie.

La maman se chargera elle de remplir ce réservoir sentimental.

Le papa dira à l’enfant « Non mon enfant, tu ne peux pas faire cela » et quand il sera mal face à cela, l’enfant va trouver du réconfort chez la douceur de maman. Parce oui, un homme peut très bien verser des larmes.

C’est la raison pour laquelle un papa ne doit jamais dire à son fils « un homme ne pleure pas ».

Parce que pleurer n’est pas synonyme de faiblesse. Ce sont des larmes de miséricorde.

Dans certaines communautés, la majorité des personnes dont les sentiments ont été étouffés sont les hommes.

Le fait qu’une femme pleure est accepté, alors que les larmes d’un homme ne le sont pas.

Dans ce cas, cela fait d’eux des hommes tyrans. Des hommes qui ne peuvent que montrer leur puissance en exerçant de la violence.

Alors qu’un homme est une personne qui a un grand coeur.

Un homme représente la justice, la force.

Mais quand il va chez sa maman et pose sa tête sur ses genoux, même s’il a 40 ans, il est le petit agneau de sa maman.

Il doit pouvoir être comme cela, ainsi, il ne lèvera jamais la main sur son épouse.

« Mon époux ne me comprend pas »

La chose dont les femmes se plaignent le plus est le fait que leur époux ne les comprend pas. Qu’elles sont blessées par certaines choses et qu’elles essayent de l’exprimer à leur époux, mais que celui-ci ne les comprend pas. Elles n’arrivent pas à avoir ce lien affectif avec leur époux parce que ce côté sentimental et empathique de cet homme a été obstrué par ceux qui lui ont appris qu’un homme ne pleure pas.

Soutenez votre époux

Sachez les mamans que vous devez être en harmonie avec votre époux dans l’éducation des enfants. Soutenez votre mari dans la mesure du possible. (Et lorsque sa décision vous semble injuste, ne le dites pas devant les enfants. Parlez-en à part, afin de ne pas lui bousiller son image et son autorité aux yeux des enfants.)

Accueillez votre enfant à bras ouverts lors de ses tristesses en lui apprenant à traduire verbalement ses sentiments, tel que : « Je comprends mon fils que tu sois triste que ton papa a dit non » et câlinez-le.

La maman fera preuve de douceur, mais pas en faisant abstraction de la règle que papa a mise à la maison.

Cette douceur sera exprimée en comprenant les sentiments de son enfant, à travers l’empathie.

J’espère inchaAllah que la nuance a bien été comprise.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter cette page: Thérapie Réparatrice

Source: Hatice Kübra Tonger – Erkek çocuk için anne ve baban?n tutumlar? nas?l olmal??

Traduit et retranscrit par: Oum Soumeyya – Tous droits réservés.

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À propos de l’auteur

4 commentaires

  1. Salemalikoum Oum Soumeyya,
    Article vraiment très intéressant. Ça donne envie de s’attarder davantage sur la psychologie de l’enfant.
    Hâte de lire la version du rôle de la maman auprès de sa fille! ^^
    Que penses-tu de la question du caractère chez l’enfant ? As-tu déjà lu des sources religieuses sur le sujet ? Souvent on entend des gens dire de leur enfant,  » je n’y peux rien, c’est son caractère ». On trouve d’ailleurs des adultes qui le disent !
    Alors quel sont les facteurs prévalents sur le caractère, et l’éducateur a-t-il une responsabilité sur le caractère de son enfant.
    Ou bien, est-ce qu’à travers une bonne éducation, il est possible d’écarter son enfant d’un mauvais trait de caractère ?
    Baraka Llahofiki de partager si tu as des infos sur le sujet !

    • Wa aleykoum selem ma soeur OumSoumaya,

      J’ai bien pris ton commentaire en compte. Je suis en train de préparer quelque chose sur ce thème pour toi et tous les parents intéressés par ce sujet ^ ^
      Elhamdoulilleh!

  2. Retour de ping : L’importance de la mère pour sa fille

  3. Retour de ping : L’importance du papa pour une fille

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