Témoignage: Vivre avec ma colopathie

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karin-agrisi

As salamou aleykoum mes sœurs !

Aujourd’hui, vous aurez la possibilité le lire le témoignage d’une sœur souffrant de colopathie.

Pour commencer, définissons cette pathologie pour celles qui n’en n’ont jamais entendu parler.

Une colopathie est un trouble fréquent qui affecte le gros intestin (côlon). La colopathie provoque souvent des crampes, des douleurs abdominales, des ballonnements gazeux, de la diarrhée ainsi que de la constipation. En dépit de ces signes et symptômes inconfortables, la colopathie ne cause pas de dommages permanents au côlon.

La plupart des personnes atteintes de colopathie constatent que les symptômes s’améliorent à mesure qu’ils apprennent à contrôler leur affection. Seul un petit nombre de personnes atteintes de colopathie voient leurs signes et symptômes disparaître.

Heureusement, à l’inverse des maladies intestinales plus graves comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn, la colopathie ne provoque pas d’inflammation ou de changements des tissus intestinaux, ni augmente le risque de cancer colorectal.

Dans de nombreux cas, on peut contrôler la colopathie par une bonne gestion de l’alimentation, du mode de vie et du stress.

Source : www.colopathie.info


Passons maintenant au témoignage de la sœur.

1. Que signifie le nom de ta maladie ? Pourrais-tu nous l’expliquer simplement ?

Ma maladie s’appelle la colopathie fonctionnelle. On l’appelle aussi le syndrome du côlon irritable.

Je suis également intolérante au lactose.

2. Est-ce plutôt une maladie ou une allergie ?

En ce qui concerne la colopathie, c’est une maladie.

3. Quels sont les symptômes qui apparaissaient chez toi et qui t’ont mis dans le doute ?

Pour l’intolérance au lactose, à chaque fois que je mangeais des produits laitiers comme du fromage, j’avais une mauvaise haleine. J’avais aussi souvent le ventre gonflé malgré mon poids normal.

Ma colopathie, j’ai remarqué réellement les symptômes en attendant les résultats de mon intolérance au lactose. J’avais des crampes douloureuses quand je consommais du chou ou des haricots par exemple.

4. Chez quel médecin/spécialiste es-tu allée ? As-tu du faire un test spécifique ?

Vu que je soupçonnais d’avoir une intolérance au lactose, mon médecin généraliste m’a prescrit un test d’haleine que j’ai dû faire à l’hôpital. On m’a fait boire du lactose en solution, et toutes les 30 minutes, je devais souffler dans un tube et le médecin me demandait à chaque fois les symptômes que je sentais après l’ingestion du lactose. J’avais effectivement des ballonnements et le besoin d’aller à selles. Le médecin m’avait donc dit que les résultats devaient certainement être positifs vu les symptômes observés mais qu’on attendrait tout de même les résultats du laboratoire. Et effectivement, les résultats étaient positifs.

Avant d’aller chez la gastro-entérologue pour examiner les résultats de mon test, j’ai remarqué que j’avais des douleurs comme des crampes lorsque je mangeais certains aliments. Lors de mon rendez-vous chez la gastro-entérologue, je lui en ai parlé et elle a dit que cela pouvait être une colopathie. J’ai donc fait une prise de sang pour un contrôle et notamment afin de voir si j’avais une intolérance au gluten. Et al-hamdoulillah, les résultats étaient négatifs pour le gluten. Si vous connaissez certaines personnes intolérantes au gluten dans votre famille, vous comprendrez pourquoi j’avais autant peur de l’être aussi. C’est en effet une maladie très difficile à vivre, car du gluten on en trouve dans beaucoup d’aliments et surtout de desserts, car la farine en contient.

Pour la colopathie, j’ai dû suivre un régime spécial que la gastro-entérologue m’a prescrit en supprimant des aliments pendant un certain temps pour voir si les symptômes disparaissaient sans consommer ceux-ci. Effectivement, je voyais la différence, j’étais donc aussi colopathe.

Normalement, je devais reprendre un rendez-vous chez la gastro-entérologue pour confirmer si vraiment j’étais colopathe mais tous les symptômes étaient là, et j’avais trop peur de devoir faire une coloscopie. Je n’y suis donc pas allée (chuuut !). J’ai fait mon propre diagnostic (comme une grande lol).

Mais bien sûr, je ne conseille à personne de faire comme moi.

5. Comment te soignes-tu ? Quels éléments as-tu du changer dans ton mode de vie ?

Je ne prends pas de médicaments pour la colopathie. La gastro-entérologue m’avait parlé d’une légère dose d’antidépresseurs, mais il est hors de question que j’en prenne. J’ai lu aussi sur le net qu’on en prescrivait généralement pour les colopathes. Mais de là à prendre des antidépresseurs, je ne pouvais pas car personnellement je tiens à ma santé. En sachant que les antidépresseurs engendrent de la dépendance, et que cela est très dur à arrêter, je ne prends donc pas d’antidépresseurs.

Il y a aussi d’autres médicaments qui aident à vivre quotidiennement la maladie, mais je n’en consomme pas. En fait, il n’y a pas de médicaments pour guérir la maladie mais uniquement des moyens pour soulager les douleurs. C’est normalement une maladie que l’on a à vie, sauf cas rares.

Pour le régime alimentaire, la gastro-entérologue m’avait donnée une liste d’aliments à éviter. Elle m’a précisée que je ne devais pas supprimer tous les aliments présents sur cette liste, car dans le cas contraire, j’aurais des carences. Je peux donc en consommer mais avec modération. Par contre, les épices comme le piment, ou encore l’ail et les oignons sont à bannir sinon ce sont des crampes et ballonnements assurés. Même chose pour les boissons gazeuses.

Malgré que je ne sois pas intolérante au gluten, je ne dois pas trop en consommer car cela provoque également des ballonnements.

Je ne dois pas manger des repas copieux mais plutôt manger peu et fréquemment, par exemple toutes les deux heures.

Il faut manger lentement, bien mastiquer pour faciliter la digestion. Et de préférence, ne rien boire pendant le repas.

6. Rencontres-tu des difficultés ? Si oui, lesquelles ?

Oui, c’est une maladie qui est difficile à vivre au quotidien, et c’est encore pire quand on n’est pas chez soi.

Je n’arrive plus à manger beaucoup, parce que j’ai tout de suite l’impression après quelques bouchées d’avoir mangé énormément. J’ai donc perdu du poids surtout pendant le Ramadan. J’ai perdu environ 5 kilos parce que je ne sais plus manger comme avant. Et tout ce que je mange, je l’évacue très rapidement en allant très souvent à selles.

Ce qui est le plus gênant pour une femme, ce sont les ballonnements, car ce n’est pas très esthétique. On croirait parfois que je suis enceinte alors que je ne suis pas en surpoids. J’ai donc toujours (ou presque) un gros ventre, c’est très complexant pour une femme.

Je dois souvent roter. Les ballonnements sont accompagnés de gaz. En tant que musulmane, c’est un problème, je suis donc dans l’obligation de faire mes ablutions pour chaque prière.

Je dois aller à selles tous les jours et parfois plusieurs fois par jour. Durant mes périodes de stress, j’y vais peut-être 5 fois ou plus par jour. Il faut donc absolument gérer son stress. Et à chaque fois, c’est accompagné par des maux de ventre. Dès qu’on ressent le besoin, il faut y aller directement sinon la douleur peut s’aggraver. Je suis donc parmi celles qui vivent la colopathie avec une constipation fréquente. D’autres vivent cela avec une diarrhée.

7. Que peut-il se passer si tu ne fais pas attention à ton régime alimentaire ?

J’aurais des douleurs plus fortes, des crampes, des constipations et des ballonnements encore plus importants.

8. As-tu trouvé des solutions, des alternatives ?

Pour mon intolérance au lactose, il existe du lait et des fromages sans lactose. C’est donc une très bonne alternative, surtout pour préparer soi-même ses gâteaux, etc. Je prends aussi parfois du lactase en comprimé lorsque j’ai vraiment envie de consommer du lactose, par exemple quand je suis invitée chez des proches.

Pour ma colopathie, le thé à la menthe ou une tisane au fenouil facilitent la digestion. L’utilisation de la menthe comme épice est aussi une astuce.

Sinon, je n’ai pas réellement trouvé d’alternative. Il faut respecter le régime alimentaire à suivre, il n’y a pas de solution.

9. Qu’aimerais-tu ajouter et conseiller à nos sœurs qui sont dans le même cas que toi et à toutes les autres ?

La patience. Allah ‘azza wa jal donne les épreuves à Ses serviteurs qu’Il aime en guise d’expiation des péchés. Surtout, il faut penser à ceux qui vivent des épreuves plus difficiles que nous. Certains ont le cancer ou encore d’autres maladies beaucoup plus éprouvantes.

Et surtout demander à Allah la guérison, car c’est Lui qui donne la maladie mais c’est aussi Lui qui donne la guérison. Il faut donc faire beaucoup de dou’a.

D’après Abou Hourayrah (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Tout ce qui touche le croyant comme fatigue, comme maladie, comme soucis, comme tristesse, comme gêne, comme angoisse, même une épine qui le pique est une expiation d’Allah de ses péchés ».

(Rapporté par Al-Boukhari dans son Sahih n°5641 et Mouslim dans son Sahih n°2573)

Qu’Allah facilite à cette sœur et qu’Il l’aide à surmonter cette épreuve.

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À propos de l’auteur

2 commentaires

  1. C une femme qui explique ce qu est la colopathe, son origine, elle a essayé plusieurs choses pour se retrouver avec un régime AIP qui a fonctionné ainsi que des compléments. Elles met en garde contre les médoc chimique, sur tt antibiotique. La base est d arrêter les produits laitiers ainsi que le gluten et sur tt les sucres si candida.

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