« Mon enfant ne mange rien »

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As salamou aleykoum mes chères soeurs,

Vous êtes peut-être dans le cas, ou vous connaissez des soeurs qui souffrent de cette situation. Cet article vous aidera à mieux comprendre la situation dans laquelle vous vous trouvez avec votre enfant. Il est très fatiguant pour une maman dont l’enfant ne mange pas de rechercher mille et une astuces pour que son enfant mange au moins la moitié, et même le tiers de son assiette. Un enfant qui ne mange pas cause beaucoup de stress et inquiétudes. Un enfant qui ne mange pas maigrit et surtout: c’est du gaspillage d’essayer encore et encore pour que cette fois-ci il mangera peut-être.

Qu’Allah facilite à toutes les mamans qui sont dans le cas.

Bonne lecture et surtout: n’hésitez pas à prendre des notes dans votre petit carnet! ))

Oum Soumeyya


 Beaucoup de parents se plaignent du fait que leur enfant ne mange pas.

Alors que manger est l’un des besoins le plus vital…

Même un adulte qui a faim a du mal à supporter cette sensation et a des sauts d’humeur dues à cette faim. Et les enfants ne peuvent pas autant supporter cette douleur, celle-ci les fait même pleurer.

Mais qu’est-ce qui empêche l’enfant de subvenir à ce besoin, au point où il a un trouble alimentaire ? Quelles sont les causes pédagogiques des troubles alimentaires ?

En fait, nous pouvons l’expliquer simplement comme suit…

Le corps humain est sans cesse contrôlé par le cerveau. Pour que le corps puisse continuer à vivre, celui-ci est sans cesse surveillé : des battements du cœur au taux de glycémie, du taux de liquide à la température du corps, tout est surveillé.

Par exemple, la température du corps humain est de 37 degrés. Lorsque celle-ci augmente à 39 degrés, le système déclenche un signal d’alarme. Ou encore, lorsque le taux de glycémie du corps chute en-dessous de 0,1 pour cent, la personne ressent des envies de sucré afin de l’encourager à manger que ce taux puisse revenir à la normale. Eh bien, ceci s’appelle « l’équilibre homéostatique ».

La sensation de faim est transmise au cerveau sous forme de deux signaux. Premièrement, la douleur et deuxièmement le besoin de manger du sucré.

Ainsi, lorsqu’une personne a faim, son cerveau engendre une production d’acide dans l’estomac. Celui-ci fera ressentir une douleur à l’estomac. De cette manière, la personne aura le besoin de manger dans le but de mettre fin à cette douleur. Lorsque ce besoin est comblé, le corps est soulagé. Ainsi, grâce à la nourriture ingérée, l’ « équilibre homéostatique » sera retrouvé.

Même si la personne peut « masquer » cette douleur d’estomac causée par la faim, un deuxième signal qui pousse la personne à manger entre en jeu: “le goût”. Lorsque la faim survient, le cerveau envoie un signal à la bouche qui commence à produire plus de salive. De cette façon, avec ces signaux déclenchés dans sa bouche, la personne ressent le besoin de manger quelque chose.

Eh bien le trouble alimentaire se situe justement à ce niveau-ci.

Lorsque les signaux qui jouent, en temps normal, le rôle de déclencher les sensations de douleur et de besoin de sucré ne fonctionnent plus, manger devient un calvaire. L’enfant mâchera ce qu’il a dans sa bouche à maintes reprises, mais il n’y prendra pas goût. Ou alors, il ne sentira aucune douleur dans son estomac même s’il a faim jusqu’à en attraper un ulcère.

Mais alors, pourquoi ce manque de sensation a-t-il lieu ?

La raison la plus évidente qui explique cela, c’est le fait qu’il y a une intervention extérieure qui perturbe le fonctionnement naturel du système.

Par exemple, si l’adulte qui se trouve près de l’enfant ne lui a pas donné la possibilité d’avoir faim… En d’autres mots, s’il a essayé de lui donner à manger avant que son estomac envoie des signaux de faim… Ou encore, lorsque l’enfant a faim et qu’on lui répond « ce n’est pas l’heure du repas », l’enfant apprend alors à oublier cette faim et ces douleurs d’estomac… Ou alors, si on a proposé à l’enfant des aliments qui ne lui ont pas permis d’acquérir son propre goût du palais… Si on n’a pas découvert les goûts de l’enfant… Ou le fait que des légumes sans goût et mal préparés aient été présentés de force et très tôt à l’enfant en lui disant « c’est très sain de manger des légumes »… Et ainsi, si la « sensation homéostatique » qui constitue le goût du palais de l’enfant a été bousillée… Eh bien visiblement, l’équivalent pédagogique de cette sensation perturbée se nomme « trouble alimentaire ».

Mais dans ce cas, comment réagir ?

Pour que le système puisse de nouveau fonctionner, il faut arrêter de mettre une pression sur l’enfant pour qu’il mange. Il faut lui donner des collations régulières (à condition que celles-ci ne soient pas de la junk food ou des crasses) même en petites quantités, et lui donner de la nourriture qu’il aime manger lorsque celui-ci a faim. De cette façon, cela aidera à la remise en marche du sentiment homéostatique.

L’une des caractéristiques la plus éblouissante de l’organisme se situe dans le fait que lorsqu’une pression sur la personne est levée, le système peut à nouveau commencer à fonctionner normalement.

Source : Adem GÜNES, Pédagogue

Traduit par votre soeur fillah Oum Soumeyya

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À propos de l’auteur

2 commentaires

  1. EmilieOumKalthoum sur

    Assalam aleykom

    Je rajouterais aussi que souvent on s’inquiète pour rien. À ce sujet, je conseille l’excellent livre « Mon enfant ne mange pas » du Dr. Gonzalez.
    Comme tu dis, 2 grandes règles : écouter les besoins de l’enfant et lui proposer des aliments sains.

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