Punition = humiliation | Adem Günes

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La punition n’est pas un outil de discipline, mais un acte d’humiliation.

L’enfant ne change pas son comportement en étant humilié. Quand on y regarde de plus près, on essaie de changer un comportement négatif chez l’enfant.

Disons que votre enfant ne fait pas ses devoirs, n’écoute pas les consignes, présente un comportement négatif, comme tirer les cheveux de son frère ou de sa soeur.

En tant qu’adultes, nous essayons de changer ce comportement en nous mettant en colère, en humiliant, en blessant, en rabaissant l’enfant.

C’est de la violence que de dire à un enfant qui n’a pas fait ses devoirs: «Assieds-toi ici, fais tes devoirs» pendant que tous ses amis iront s’amuser dans la cour de récréation.

La violence et la punition réveillent le même sentiment: les deux constituent une humiliation.

Pour ne pas être humilié, l’enfant fera ses devoirs. Il fera ses devoirs pour éviter de se faire humilier devant ses camarades de classe.

Mais sachez qu’un enfant ne pourra pas être éduqué par la punition.

L’apprentissage ne sera de toute façon pas ancré. Ce ne sera pas permanent.

L’enfant n’est pas formé à la punition.

La punition est le nom de la violence socialement acceptée. Les parents, les enseignants, les adultes voient souvent des problèmes en apparence chez les enfants. Le problème reflété est le comportement.

Illustrons ceci à l’aide d’un exemple: l’enfant est violent envers ses amis. Ceci est le problème apparent.

Les adultes veulent arrêter ce comportement. Ils essaient de remplacer et changer immédiatement ce comportement à travers une punition.

Cependant, ce qui est essentiel, c’est le problème à la racine : l’émotion. Quelle est l’émotion qui affecte le comportement de l’enfant?

Le comportement problématique d’un enfant ne peut pas être changé sans découvrir le nom de cette émotion qui est la cause de ce comportement.

Qu’est-ce qu’un vrai enseignant?

Un vrai enseignant est un enseignant qui sait voir le monde à travers les yeux de l’enfant. Un vrai éducateur est celui qui ira s’asseoir à côté de l’enfant, mettra sa main sur celle de l’enfant, et lui demandera : comment vas-tu? Il essayera de découvrir le problème qui est à la racine de ce comportement dit « difficile ».

Ce n’est qu’après que la « racine » ait été découverte que l’enfant changera de comportement.

Beaucoup de parents qui observent des comportements problématiques chez leur enfant agissent en criant et en l’humiliant. Ils essaie de changer le comportement de l’enfant en se fâchant. Cependant, le problème fondamental est la raison pour laquelle l’enfant réagit ainsi.

Il se peut que l’enfant soit maltraité par son ami… Dans la classe, ses amis se moquent peut-être de lui… Des amis l’humilient peut-être…Tout le monde rit peut-être quand il lève la main et veut dire quelque chose…

En conséquence, l’enfant présente un comportement d’incapacité à faire ses devoirs en raison de cette intensité émotionnelle.

L’origine des mauvais comportements

Sans connaître le problème fondamental de l’enfant, il n’y aura pas d’éducation comportementale chez l’enfant!

Les parents devraient rechercher l’origine des mauvais comportements qu’ils voient chez leurs enfants dans les sentiments de l’enfant. Si le système d’empathie de l’enfant ne fonctionne pas, si le système d’apprentissage de l’enfant ne fonctionne pas, cela engendre des problèmes comportementaux.

L’enfant ne sait pas pourquoi il a appris les informations de cette leçon. Si le processus d’apprentissage se poursuit sans faire de cette leçon et ce qu’il a appris en un besoin, c’est une douleur pour l’enfant.

La géographie sera racontée, l’enfant ne connaît même pas le sens de la géographie.

L’enfant ne connaît même pas le sens de la biologie.

Qu’est-ce que les mathématiques, quel est leur équivalent dans la vie quotidienne?

Si votre enfant ne fait pas ses devoirs, cela devrait être le premier point de départ.

S’il n’y a pas d’équivalent dans la vie quotidienne, il faut parler des réponses possibles.

Comment transformer l’apprentissage en un besoin ?

Voici les questions à poser afin d’en faire un outil de motivation :

1- Y a-t-il une curiosité?

2- Y a-t-il une envie?

3- Y a-t-il une demande?

Pour que la leçon devienne un besoin pour l’enfant pour les mathématiques, par exemple, l’enfant pourrait être emmené au marché et le concept de « moitié » peut être organisé en montrant à l’enfant, par exemple, une brique de lait.

L’éveil de la curiosité

L’éveil de la curiosité n’est pas la tâche de l’enfant, mais le devoir de l’éducateur. Si l’enseignant n’éveille pas cette curiosité, l’enfant n’aura pas d’enthousiasme. L’enthousiasme est le fait de ressentir un sentiment de proximité avec cette leçon ou ce thème, après un moment de curiosité. Cette excitation s’appelle la motivation intrinsèque.

L’enthousiasme vient après la curiosité. La motivation est l’énergie résiduelle de la motivation intérieure, qui est plus que de l’enthousiasme chez l’enfant.

Le désir est le fait que l’enfant utilise seul l’énergie laissée par sa curiosité.

Où se situe le problème ?

Le problème des éducateurs est qu’ils ne donnent pas autant de devoirs que la volonté de l’enfant.

L’enfant est assis à contrecœur devant un bureau table. Il se laisse glisser sur sa chaise.

La quantité de devoirs que l’enfant doit recevoir devrait être déterminé par ce à quoi l’enfant aspire. Si notre enfant ne nous écoute pas et que nous n’avons aucune influence, posez-vous les questions suivantes:

  1. LIEN : Est-ce que j’ai un lien entre mon enfant et moi? Parce que s’il y a une connexion, il y a un effet. Quiconque est attaché à qui sera influencé, ses enseignements seront valables.

  2. LE POIDS DES MOTS: Pour que le lien se forme, les paroles doivent également être efficaces. Pour que la parole soit efficace, il doit avoir des détails spécifiques. Le son ne doit pas sortir d’un ton impératif. Cela devrait venir naturellement et sincèrement. Vous devez établir un contact visuel avec la personne à qui vous vous adressez. Il est efficace si vous établissez un contact visuel avec l’enfant d’une voix agrémentée d’affection, de miséricorde. Il a également besoin d’intonation et de mélodie dans sa voix. Si votre voix est dépourvue de mélodie, de hauts et de bas et de mélodies: vous ne pouvez pas éveiller la curiosité de l’enfant, ni établir une connexion. l’enfant dort en classe car l’enseignant parle d’un ton somnolent.

  3. L’ACCENT: l’accent tonique de la phrase et des mots est très important. Pouvez-vous mettre l’accent sur les bons mots? Les parties importantes des mots que vous prononcez sont-elles formées par l’emphase?

Source: Adem Günes

Retranscrit et traduit par: Oum Soumeyya

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