Le respect au sein de ton foyer

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As salamou aleykoum tout le monde,

J’espère inchaAllah que vous allez bien =)

Aujourd’hui, nous aborderons un thème qui nous concerne tous sans exception: le respect au sein de nos foyers.

À vos stylos!

Qu’Allah nous permette de tirer profit de cet écrit qui m’a profondément touchée.

Amine!


Le respect au sein de nos foyers

Nous semblons faire tellement de travail,

nous sommes tellement occupés…

Parlons tout d’abord du langage. Un beau mot peut être la clé de beaucoup de portes fermées qui ne s’ouvriront pas autrement. Cela ne prend pas trop de temps, c’est une chose très simple, mais les gens n’ont malheureusement plus de temps pour cela puisque cela semble tellement inutile… Alors qu’une mauvaise approche, un mauvais mot, une mauvaise expression ferme aussi les portes ouvertes. En d’autres mots, le langage utilisé dans la famille affecte tous ses membres.

En effet, la famille est un système en soi. Si quelque chose change dans ce système, tout changera. Par conséquent, la relation des époux entre eux dans la famille affecte la relation des enfants entre eux et la relation des parents avec les enfants.

Nous savons tous que les parents ont des sensibilités à l’égard de leurs enfants. Il en découle qu’en écoutant leurs enfants, ceux-ci se disent : « D’accord, parlons à notre enfant de telle ou telle manière ». Cependant, le langage auquel les parents ont recours pour parler entre eux, dans le couple et avec les enfants, a un grand effet sur l’enfant, car ce que l’enfant voit peut parfois avoir plus d’impact que ce qu’il écoute ou entend.

Deuxièmement, si nous voulons faire une chose, nous devrions principalement l’appliquer à la maison, dans nos foyers. Si nous voulons être bons, doux et gentils, ceux qui méritent le plus ces bonnes manières sont nos enfants et notre moitié.

Nous commençons à avoir du mal à trouver un terrain d’entente avec nos enfants, notre conjoint(e), parce que nous commençons à vivre dans des mondes séparés, à avoir des intérêts différents et à commettre des erreurs distinctes chacun de notre côté. Il serait donc avantageux que nous soyons un peu plus sensibles à cet égard.

Par exemple, lorsque nous rencontrons un problème avec notre conjoint(e) : ne délaissons jamais la bonne parole. Si nous rencontrons un problème avec notre enfant, ne délaissons jamais notre bonne parole. Malheureusement, de nos jours, les belles paroles, la gentillesse, la douceur et la sensibilité peuvent être associés à de l’impuissance et de l’humilité, alors qu’il n’en est rien.

Bref, el-ihsên doit se montrer dans tous les domaines de notre vie. El-ihsên, c’est l’excellence. Dans le hadith appelé « hadith de Jibrîl », on nous définit le terme ihsên (excellence) comme suit :

« adorer Allah comme si tu le voyais, car si tu ne Le vois pas, lui, te voit ». Notre but doit se situer dans l’atteinte d’el-ihsên/l’excellence. Par conséquent, si je suis conscient(e) qu’Allâhou Te’âlâ m’a vu, si je l’ai assimilé, si je l’ai ressenti, je ne m’adresserai jamais de la mauvaise façon à mon enfant en lui disant « Donne-moi ceci ou cela ! ». Tout simplement parce qu’Allâhou Te’âlâ me voit.

Il y a aussi autre chose que j’aimerais ajouter. On passe souvent à côté du fait que le respect est quelque chose qui se mérite. Si un homme veut être respecté, il doit le mériter. Nous oublions cela. Je suis celui qui gagnera le respect d’autrui. Le fait que je sois le père, simplement parce que je suis la mère, juste parce que je suis plus âgé, ne me rend pas respectable en soi. Pas du tout. Je dois faire quelque chose de plus pour mériter ce respect. Il y a du respect pour le chien. Il y a du respect pour le chat. Il y a du respect pour la feuille, les arbres. Il y a aussi le respect de la terre. N’y a-t-il aucun respect dans la famille? L’enfant ne mérite-t-il pas ce respect ?

Malheureusement, nous n’arrivons pas à octroyer à l’enfant ce respect qui est pleinement son dû. Dans les familles, nous voyons des marques d’amour et de tendresse. Mais sachez que l’amour ne suffit pas. Il faut aussi faire preuve de respect vis-à-vis des enfants.

Ceci est aussi valable dans la relation entre les époux. En effet, un des éléments déterminant du divorce est le fait que les époux se méprisent et ne se respectent pas. Il est clair que l’amour diminue et augmente. Ceci est normal. Cela dépend de certains critères. Il diffère selon la période. Par exemple, lorsqu’un enfant naît, les personnes qu’il aime le plus sont sa mère et son père. Puis cet amour varie. L’enfant commence à aimer ses amis. Le garçon grandit, se marie et commence à aimer sa femme. La fille grandit, se marie et aime son époux. Ces personnes deviennent elles-mêmes parents, et commencent à aimer leurs propres enfants.

Mais le respect ne change pas et ne doit pas changer. Je ne donne pas d’ordres. J’essaie d’expliquer et de persuader. Vous pouvez par exemple opter pour ce genre de phrase en vous adressant à votre enfant : « Tu sais, je l’ai fait, et j’ai trouvé cela utile, tu pourrais peut-être toi aussi essayer, qu’en penses-tu ? ». C’est pourquoi il est très important quand on s’adresse à un enfant de le faire avec respect.

Optez pour la persuasion, non pas le commandement.

Ne donnez pas d’ordres à votre enfant. Persuadez-le.

L’enfant n’est pas notre soldat, il est notre amâna (dépôt). Quand vous dites quelque chose à votre enfant, ne lui listez pas des centaines de choses. Donnez-lui simplement les bases. Quand on donne les bases, le reste viendra de toute façon. Mais quand nous ne donnons pas les bases, nous perdrons tout le reste.

Si on veut transmettre une valeur à notre enfant, si on veut l’aider à devenir une bonne personne, si on veut faire un effort, inutile de lui lister des pages de tâches. Apprenons-lui des choses très basiques. Le reste viendra.

Troisièmement: fermez les yeux sur les petites erreurs de vos enfants. Tenons-nous à ce sur quoi Loqman ‘aleyhisselem se tient :

  1. Premièrement : Ne vous impliquez pas dans l’associationnisme (Chirk = le plus grand péché). C’est une chose très importante. En d’autres termes, la croyance de nos enfants en Allah l’Unique doit être fermement établie. C’est une question très critique pour eux de bien connaître leur Seigneur.

  2. Deuxièmement : la question des bonnes actions. Inculquez-leur l’amour de la prière. Apprenez-leur qu’il ne doivent jamais arrêter de prier leurs 5 prières quotidiennes, quoiqu’il arrive. Qu’ils en prennent soin.

  3. Troisièmement : la chose qui est aussi importante que la prière et la croyance est la question de la moralité (notre langage, nos relations avec les autres, la façon dont nous traitons les gens, jusqu’à notre propre démarche). La moralité est aussi importante que la foi, et est une chose qui est engendrée par la foi. La moralité est tout aussi importante que la prière, et est engendrée par la prière.

Mais malheureusement, on voit beaucoup de gens qui ont la foi, les bonnes actions, mais n’ont aucune moralité. C’est époustouflant, n’est-ce pas ? Comment une telle chose est-elle possible? Malheureusement, cela existe réellement.

Rappelez-vous : les parents sont comme des agriculteurs. Que fait l’agriculteur ? Il plante la graine. Ensuite, il l’arrose régulièrement. Il lui fournit de la lumière. Il arrache les mauvaises herbes qui l’entoure. Et il attend. Si la graine pousse, tant mieux. Si la graine ne pousse pas [malgré toutes les bonnes conditions mises en place], elle ne poussera pas…

Les parents doivent semer les concepts de bases comme des graines. Après cela, ils doivent les arroser avec les connaissances, la science. Cela leur permettra de recevoir la lumière du soleil avec des valeurs. Ils nettoieront les mauvaises herbes, les mauvais amis. Et ils attendront patiemment. Ils attendront en s’armant de patience.

Finalement, j’aimerais soulever un point qui me tient à cœur. Élever un enfant n’est pas seulement la responsabilité des parents. L’oncle maternel y a aussi une part. Tout comme l’oncle paternel, les tantes maternelles et paternelles, aussi. Donc, c’est une grosse charge. Les parents ne peuvent pas supporter seuls ce fardeau. Durant les 6 premières années, un enfant est entièrement sous l’influence de ses parents. Tout ce que les parents donnent, ils l’obtiennent. Mais au cours des six années suivantes, ce pourcentage baisse de cinquante pour cent avec l’école. En effet, l’enfant a des amis aussi influents que ses parents. Au cours des six troisièmes années, la puberté débute après 12 ans. Ici, les parents ne sont plus qu’influents à 25 pour cent, contre 75 pour cent octroyés à l’influence extérieure. C’est pourquoi nous devons très bien organiser l’extérieur. Y a-t-il dans votre famille une personne que cet enfant aime ou écoute attentivement, et qui peut avoir un bel impact sur lui ?

Le grand-père ? On ne veut pas qu’il s’en mêle trop.

L’oncle paternel ? On est en froid avec lui.

L’oncle maternel ? Il habite trop loin…

Mais alors, comment allons-nous gagner le cœur de ces enfants ?

Il n’y a donc nulle part ni personne pour lui tenir la main ?

Sachez que c’est avec un être humain que l’humain peut se relever et grandir pour devenir meilleur.

Source: Dr. Mehmet Dinç – Maintenir la communication au sein du foyer – juillet 2018

Retranscrit et traduit par : Oum Soumeyya – Tous droits réservés.

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Un commentaire

  1. Salemalikoum ma sœur,
    Baraka Llahofiki pour ce magnifique rappel qui invite à la réflexion et à la réforme.
    C’est tellement vrai ! Dans le respect, il y a donner son droit à l’autre. Et lorsque la justice est rétabli, les problèmes sont écartés, SoubhanaLlah.
    Le dernier point que tu soulève est finalement une problématique liée à notre société actuelle, où les familles sont dissoutes.
    Il est difficile de trouver l’équilibre, surtout en ce qui concerne l’adolescent.
    Le besoin de l’écarter d’un milieu corrompu, et la peur de l’isoler et de le rendre faible face à la réalité de notre société…
    Choisir entre le moins pire selon moi.

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