Le caractère de l’enfant (3): le rôle du papa

As salamou aleykoum mes chères soeurs,

J’espère que vous allez bien ^ ^

Nous continuons sur notre lancée! Aujourd’hui, nous aborderons le rôle du papa/époux dans la formation du caractère de l’enfant.

Pour celles qui ne les auraient pas encore lus, voici les deux premières parties:

Le caractère de l’enfant (1)

Le caractère de l’enfant (2): retournons à votre grossesse

Bonne lecture!


Le soutien de l’époux

Le soutien de l’époux est très important pour le développement de la personnalité et du caractère de l’enfant. Il est impératif que la maman soit apaisée et calme pour que l’enfant acquiert ce bon caractère. Le ventre de la mère et l’enfance sont les moments les plus sensibles d’une personne.

Pensez à un jeune arbre sur lequel nous faisons une égratignure. Cela aura de lourdes conséquences : dix ans plus tard, celle-ci donnera lieu à une fente d’une taille non-négligeable. Mais si l’arbre est déjà formé et qu’il est déjà bien grand, si vous lui faites une petite égratignure, cela serait insignifiant.

C’est la raison pour laquelle durant l’enfance, les paroles, le comportement, le choix des mots, et même le langage non-verbal des parents ont un énorme poids.

Un enfant a dit une fois à sa maman :

« Maman, comment arrives-tu à regarder mon petit frère qui est bébé avec un sourire, et quand je t’appelle, tu te tournes vers moi avec une autre expression du visage ? »

Nous ne nous rendons pas compte de cela. Mais l’enfant voit, ressent et capte tout cela. Et certains enfants ont des sentiments qui sont très forts. Ils s’en rendent compte, ils ressentent et deviennent agités suite à cela. Ils savent et ressentent qu’il y a un problème mais ne savent pas trop lequel. Ou encore, ils connaissent le problème mais se taisent et n’en parlent pas.

À cet égard, la forme de communication que les parents adoptent avec leur enfant est vraiment très importante.

Si la communication est saine durant l’enfance, l’enfant deviendra une personne forte.

Et les papas dans tout ça ?

Beaucoup de papas me disent que l’on exagère, qu’ils ont eux aussi eu une enfance et qu’ils ne sont pas forcément des perturbés ou dérangés malgré le fait qu’ils aient été victimes de violence, qu’ils aient grandi avec des gifles.

Alors je leur pose la question :

Dans quelle mesure sommes-nous normaux !? Quel est notre niveau de maîtrise de colère ? Quel type de communication avons-nous avec les autres ?

Deuxièmement : la plus grande chance que les enfants d’antan ont eue est le fait qu’ils aient grandi en harmonie avec la terre, dans les jardins, les vergers, dans les quartiers où il était possible de jouer dans la rue, dans les villages,… Disons qu’il avait été giflé par son père, il avait la possibilité de sortir devant la porte et aller jouer avec ses amis et se débarrasser ne serait-ce qu’un petit peu du mal que cela lui a apporté.

Il est important que l’enfant soit en contact avec la terre. La terre est un capteur d’énergie négative. Cela lui permet de se réhabiliter.

Oui, les pères d’aujourd’hui qui furent les enfants d’antan ont vécu des enfances difficiles, mais leur contact avec la terre, la vie sociale d’avant, l’importance donnée au naturel,… Nombreuses sont les choses qui ont pansé les blessures de ceux-ci.

Il ne faut surtout pas tout faire à la place de l’enfant. Non. Mais il faut faire un effort afin que l’enfant ne subissent pas de dommages.

C’est la raison pour laquelle il serait erroné de comparer l’enfance et la jeunesse de ces papas avec la jeunesse de cette génération.

Cette génération est une génération qui grandit dans la solitude. Leurs meilleurs amis sont les écrans. Lorsqu’ils ne passent pas de temps avec leurs parents, ils le passent avec la technologie.

Ainsi, pour que les enfants puissent être et rester forts, il est impératif que les parents aient une communication et un lien forts afin qu’ils n’aient pas le besoin de combler ces manques avec d’autres choses par la suite, comme l’Internet et les jeux en ligne.

Les problèmes rencontrés chez les jeunes d’aujourd’hui

Les problèmes auxquels les jeunes d’aujourd’hui doivent faire face sont dus à des faiblesses et des éléments manquants qu’ils n’ont pas vécus durant leur enfance.

L’être humain est une valeur en soi.

Toutes les bonnes manières et comportements que nous attendons de nos enfants sont de toute façon présents chez eux de par leur saine nature.

Chaque enfant est unique. C’est la raison pour laquelle un enfant n’est islamiquement pas responsable de ses actes. Ceci comporte une sagesse. C’est une période offerte à l’enfant pour lui permette de se découvrir. Tout comme un arbre qui va fleurir.

Notre rôle de parent, d’instituteur, de professeur est de faire attention à nos agissements et toutes nos paroles.

Les enfants l’expliquent par eux-mêmes : un professeur leur explique les bonnes manières, mais en contrepartie, il n’est pas équitable avec les élèves. Nous pouvons donner des heures de cours de bons comportements. De cette façon, sans l’appliquer chez soi d’abord, cela n’aura aucune valeur ni impact sur l’enfant.

(à suivre…)

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Comment protéger les enfants des troubles du genre

Source: Psychologue Mürsid Ekmel Aybek

Retranscription et traduction: Oum Soumeyya – Tous droits réservés

 

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